nénuphar à Florence

nénuphar à Florence

jeudi 5 août 2010

Colloque sentimental Paul verlaine (Fêtes Galantes)


La baie D'ALGER
1953-2010
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Colloque sentimental






Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.
Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.
-Te souvient-il de notre extase ancienne?
-Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?
-Ton cœur bat-il toujours à mon seul nom?
Toujours vois tu mon âme en rêve? -Non.
-Ah ! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches ! -C'est possible.
Qu'il était bleu, le ciel, et grand l'espoir !
-L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.
Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.
Fêtes galantes Paul Verlaine
Paul Verlaine

mardi 13 juillet 2010

Mes Chouettes préférées

le grand duc


La chouette Harfang -  Europe, Asie et Amérique du Nord
Chouette Harfang
Athéna chevette

lundi 12 juillet 2010

Paul Verlaine: voici des fruits, des fleurs..;









Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches,
Et puis voici mon coeur, qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.
J'arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue, à vos pieds reposée,
Rêve des chers instants qui la délasseront.
Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encor de vos derniers baisers ;
Laissez-la s'apaiser de la bonne tempête,
Et que je dorme un peu puisque vous reposez. 



Paul verlaine (1844-1896)
Romances sans paroles (1872)
 



jeudi 8 juillet 2010

OUJDA EN PHOTOS

le pâtissier du dimanche COLOMBO
Place de la gare
SAÏDIA le plongeoir





mercredi 26 mai 2010

AUBE ARTHUR RIMBAUD

J'ai embrassé l'aube  d'été.Rien ne bougeait encore au front des palais.L'eau était morte.
Les camps d'ombre ne quittaient pas la route du bois.j'ai marché,réveillant les haleines vives et tièdes;et les pierreries regardèrent
, et les ailes se levèrent sans bruit.



La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats,une fleur qui me dit son nom.
      je ris au waserfall qui s'échevela à travers les sapins:à la cime argentée je reconnus la déesse.
      Alors je levai un à un les voiles.Dans l'allée, en agitant les bras.Par la plaine où je l'ai dénoncée au coq.'A la grand- ville, elle fuyait parmi les clochers et les dômes; et ,courant comme un mendiant sur les quais de marbre,je la chassais.
      En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps.
L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.
                 Au réveil, il était midi.






Illuminations